Et si 50 ans était le commencement d’une vie heureuse?

date_range 21 Novembre 2019 folder La cinquantaine
  Et si 50 ans était le premier jour du meilleur de ma vie?
Je suis cadre dans un grand groupe de commerce culturel depuis de nombreuses années.
J’ai changé d’employeur plusieurs fois en étant systématiquement débauchée. Je suis une femme épanouie dans mon job, valorisée et respectée.
Tout s’effondre il y a 2 ans quand des promoteurs immobilier véreux rachètent l’entreprise. Ils prennent les commandes du groupe sans expérience ni humanité. Toute l’équipe de dirigeants craque.
Je bascule au fil des semaines dans la noirceur, je prends du poids, beaucoup de poids, je développe un eczéma, je pleure, je me déteste mais je continue jusqu’au burn out. Le médecin du travail m’arrête contre mon gré et là, je bascule dans une profonde dépression.
Je cumule les hospitalisations (6 mois en un an).
Je n’ai plus le goût d’avancer...Normal quand notre vie entière tourne autour du travail. Mon mari est quasiment inexistant, je dépéris en clinique psychiatrique, mon fils vit à l'étranger et ma fille a besoin de moi, son seul pilier. Mais comment remonter la pente? A quoi me raccrocher?
 Et puis, au cours de ma 3ème hospitalisation, je rencontre des thérapeutes formidables dont un psychologue qui petit à petit me bouscule, me pousse dans mes retranchements, renverse toutes mes certitudes. Il balaie d’un revers de main mes blessures et traumatismes d’enfance en m’ancrant dans le présent. Il affirme que je ne suis plus une victime cabossée par la vie. Aujourd’hui je suis responsable de mon destin et de ce qui m’arrive. Je ne dois plus subir mais agir. Il me dit que mon burn out n’est pas arrivé par hasard, il est le signe d’une fin de cycle. Si je trouve ma voie professionnelle et personnelle, je me préserverai afin de trouver un équilibre, afin de durer. Mes problèmes de couple?  Sont-ils le reflet d’un chemin de vie auquel je me raccroche à tout prix sans vouloir admettre que je me trompe? Je nie, j’argumente, je fulmine, j’explose! et enfin... je capitule. Tout à coup, le ciel s’éclaircie. Tout me semble soudain simple et limpide. 
Et si je prenais ma vie en main? Qu’est-ce qui m’anime? Qu'est-ce qui m’anime VRAIMENT? Si je dois repartir de zéro, en admettant ou en imaginant que TOUT est possible, comment vais-je écrire les nouvelles pages de ma vie?
Ce sentiment m’entousiasme, me remplit, m’émerveille! Je veux donner du sens à mon futur. Je veux découvrir qui je suis!
Je réfléchis à mon parcours professionnel. Je repense à ce qui m’animait adolescente, avant que je me fasse happer par les obligations, les décisions « raisonnables », celles qui rassurent tout le monde, moi la première, celles qui m’ont usée, m’ont détruite insidieusement jusqu’à ce que je me perde de vue. A quoi j’aspire vraiment? Etre au service des autres, ça c’est sûr, tout en étant au service de moi-même. L’exprimer de quelle façon? Je ne sais pas encore. Ce sera certainement en dirigeant un centre médico-social ou alors en travaillant dans un milieu artistique. Ce sont les deux domaines qui me passionnaient déjà adolescente. J’y repensais parfois sans jamais pouvoir en faire mon deuil, en regrettant de ne pas m’être donné les moyens d'aller jusqu’au bout de mes aspirations. Tout cela me semblait être définitivement enterré. Mais aujourd’hui que tout est à nouveau possible, aujourd’hui que la vie m’offre la possibilité de me réaliser, plus rien ne peut m’arrêter!
Il faut juste que je canalise cette énergie nouvelle, bienvenue mais aussi enivrante, envahissante.
Je commence mes démarche auprès des professionnels de santé. Je rencontre des personnes à l’écoute, qui me confortent dans mes choix, me proposent des outils pour avancer.
Parallèlement, sans que je parle de quoi que ce soit à qui que ce soit, une amie me propose de postuler avec elle dans le monde de l’art et de l’audiovisuel. Comme ça. Elle me l’offre, sur un plateau. Et oh! Mes anges gardiens! Vous étiez où tout ce temps? Voilà que vous rappliquez tous en même temps!
Je me dis que finalement à la lisière de mes 50 ans rien est fichu et tout est possible.
J’ai alors l’idée de créer un blog. Un blog pour nous les femmes de 50 ans et plus. Et si nous étions les futures influenceuses de notre génération? 
Ce matin j’ai rendez-vous avec ma nutritionniste. MA nutritionniste, comme si elle n’était qu’à moi tellement elle est formidable. Elle n’est pas de celles qui vous mettent au régime ou vous culpabilisent parce que vous avez encore pris un kilo. Non, elle, elle préfère la rééducation alimentaire. Elle nous apprend à renouer avec nos sensations, à nous écouter, à retrouver de la bienveillance avec nous-même, sans jugement, avec douceur. Je lui parle de mon idée de blog. Elle trouve cela formidable et me livre généreusement son expérience. Elle a franchi le cap des 50 ans au mois de juin. Ses amis l’ont entreprise dès le début de l’année pour l'encourager à fêter son anniversaire « comme il se doit ». Elle n’en a aucune envie. La perspective de changer de décennie, de découvrir la carte vermeille et la ménopose n’a rien de sexy! Et puis la saint sylvestre étant passée elle reprend le rythme de ses consultations et reçoit un patient qu’elle suit maintenant depuis quelques années. Elle lui demande s’il a passé de joyeuses fêtes. Il lui répond qu’il a vécu l’enfer. Entre noël et nouvel an il a enterré sa fille de 48 ans. Elle décide alors de se réjouir de son nouvel âge en hommage à cette femme qu’elle ne connaît pas, celle qui n’atteindra jamais 50 ans.
On se rappelle également que la ménopose est considérée dans certaines cultures comme une richesse, un nouveau statut. La femme fait alors partie du cercle précieux des sages. Elle est respectée et son avis compte. Elle vit cela comme une libération. Elle est délestée d’un poids. Elle n’a plus la pression d’une éventuelle future grossesse et peut vivre sa sexualité en toute liberté. Alors on s’encourage. On s’entousiasme. J’aurai la chance d’avoir 50 ans l’année prochaine. Au mois de mars. On se félicite de ne pas être trop décrépites, d’avoir une vie privilégiée par rapport à beaucoup d’autres femmes. Je ressors de son cabinet enthousiaste et encore plus motivée.
Je me dis que lorsqu’on prend le bon chemin les portes s’ouvrent, tout devient fluide et évident. Et si cet âge était un cadeau? Et si on se débarrassait enfin d’une peau trop étroite afin de découvrir la belle personne que nous sommes?
J’ai envie de croquer la vie. De profiter de l’instant présent, de rire, de sourire, de m’emouvoir.
Je souhaite vous emporter dans mon sillage, de partager avec vous mes sentiments, mes bonheurs, mes découvertes, mes coups de coeur, mes coups de gueule, mes bons plans...
J’espère surtout vous apporter mes bonnes énergies. 

 

 
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